Texte sur les premiers ralliements

(Sources : Mémorial Leclerc de Hauteclocque, Musée Jean Moulin, Mairie de Paris)

7. Premiers ralliements

Les débuts de la France Libre sont difficiles : les ralliements de soldats et officiers à de Gaulle sont peu nombreux. Quelques territoires lointains de l'Empire français, telles les Nouvelles- Hébrides, sont les premiers à rallier la France Libre. En Afrique, le gouverneur général Félix Eboué est favorable au ralliement du Tchad.

Le 6 août 1940, Leclerc, accompagné d'un civil, René Pleven et du capitaine Boislambert, est envoyé par de Gaulle pour rallier l'Afrique équatoriale française. Parti du Nigéria, Leclerc, avec une vingtaine d'hommes, prend Douala dans la nuit du 25 au 26 août et rallie ainsi le Cameroun cependant que le Tchad et le Congo rejoignent la France Libre à l'initiative de Félix Eboué et du général de Larminat. Le 28 août, le ralliement de l'Afrique-équatoriale au général de Gaulle, à l'exception du Gabon.

Le général de Gaulle, de passage à Douala le 8 octobre, donne son accord à l'opération militaire réalisée avec l'aide des Forces françaises libres, repliées après l'échec de l'expédition de Dakar (23-25 septembre). Le débarquement a lieu près de Libreville, le 8 novembre, et Leclerc obtient le ralliement du Gabon le 10.

Pour de Gaulle, l'Empire colonial doit servir de base pour continuer la lutte aux côtés des Alliés, permettre la libération du territoire et priver Vichy d'un atout face aux Allemands. Français européens et Saras (tribus du Tchad), forment l'essentiel du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, noyau de la colonne Leclerc qui participera aux opérations en Libye. Tous veulent combattre jusqu'à la libération de la France.