La Guerre et la défaite de 39-40

6. La guerre et la défaite 1939-1940

(Sources : Mémorial Maréchal Leclerc de hauteclocque, Musée Jean Moulin, Mairie de Paris)

Après plus de sept mois de " drôle de guerre ", l'armée allemande déferle en quarante jours sur la France, malgré de durs combats. La défaite de l'armée française est un drame psychologique et politique sans précédent : 92 000 tués et 1 800 000 prisonniers. Lors de la percée allemande sur le front français le 13 mai, le capitaine de Hauteclocque est chef du 3e bureau à l'état-major de la 4e division d'infanterie, rattachée à la 1ère armée. En position dans le secteur fortifié de Maubeuge, la division subit les violentes attaques allemandes et, son général étant blessé, c'est Hauteclocque qui conduit les opérations. Le 25 mai, la 4e DI reçoit l'ordre de repli et décroche, encerclée, dans le secteur de Lille. Le désordre régnant, Hauteclocque obtient du général de tenter sa chance hors des lignes. Abandonnant ses effets militaires, il se joint au flot des réfugiés pour gagner le front. Le 29 mai, arrêté par un Allemand, il s'évade et rejoint le 2e groupement cuirassé du général Buisson. Le 8 juin, il participe aux combats dans la région de Mourmelon. Le 15, en traversant l'Aube à Magnant, il est blessé. Il est évacué sur ordre à Avalon où les Allemands arrivent le lendemain. Alors que le président du Conseil, le maréchal Pétain, appelle à cesser le combat le 17 juin et demande les conditions d'armistice à l'Allemagne et à l'Italie, le général de Gaulle rejoint Londres d'où il appelle le 18 juin les Français à poursuivre le combat. Entre temps, fuyant l'avance allemande, Hauteclocque gagne Paris à bicyclette puis l'Anjou chez sa soeur où il a connaissance d'un des appels du général de Gaulle et décide de le rejoindre à Londres. Le 26 juin, il se dirige vers la frontière espagnole après avoir revu sa femme. Il adopte le pseudonyme de " Leclerc " pour protéger sa famille et retrouve en Angleterre, la poignée de Français libres résolus à se battre envers et contre tout. Il rencontre, le 25 juillet, le général de Gaulle qui le nomme commandant.