Officier et citoyen

5. Officier et citoyen

(Sources : Mémorial Maréchal Leclerc de hauteclocque, Musée Jean Moulin, Mairie de Paris)

Doté d'une solide culture historique et politique, Hauteclocque s'inquiète très tôt du péril nazi et de la politique d'expansion pratiquée par Hitler à partir de 1935. Hauteclocque est plus un officier instructeur qu'un officier de troupe. Il passe treize ans en Ecoles : cinq comme élève-officier et officier stagiaire (Saint-Cyr 1923-1924, Ecole de cavalerie de Saumur en 1924 puis 1934). Il est reçu major à l'école de Guerre en 1938 et le reste à l'issue de la première année, la guerre interrompant la formation. Il effectue deux années d'état-major au Maroc (1930-1931) et en opérations, et trois années en corps de troupe : un an au 5e régiment de cuirassiers en Allemagne (1925-1926), un an au 8e régiment de spahis à Taza (1926-1927) et un an au 38e goum à M'zizel (1929-1930). Promu capitaine, premier des cavaliers de la promotion " Metz et Strasbourg ", le 25 décembre 1934, il est nommé l'année suivante au commandement de l'escadron de Saint-Cyr, poste très prisé et attribué généralement à des officiers appelés à un brillant avenir. Comme Juin, Koenig ou de Lattre de Tassigny, il est le modèle de l'officier préférant l'action dans les combats au Maroc à la vie de garnison en France. Il a fait sienne le précepte du père de Foucauld " se commander à soi-même ". Son premier officier supérieur le juge ainsi : " Comme il a du tempérament, et une forte personnalité, il demande à être commandé avec doigté... " Il est exigeant envers lui-même comme envers ses hommes. Hauteclocque laisse poindre Leclerc