Le Maroc

4. Le Maroc

(Sources : Mémorial Maréchal Leclerc de hauteclocque, Musée Jean Moulin, Mairie de Paris)

La France est présente en Algérie (1830), en Tunisie (1882) et au Maroc (1912). Le protectorat sur le Maroc doit faire face à une insurrection menée par Abd el-Krim. La pacification (rallier les tribus insoumises), confiée d'abord au maréchal Lyautey, s'achève en 1924 Le lieutenant de Hauteclocque choisit une affectation au Maroc (8e régiment de spahis algériens) à Taza en 1926. En septembre 1927, il rejoint l'école des officiers marocains de Dar el-Beïda, créée en 1918 par Lyautey pour former les cadres des troupes. Professeur d'instruction générale et instructeur de cavalerie, il emploie ses loisirs à étudier la religion musulmane auprès de ses élèves et à perfectionner sa pratique des langues arabe et berbère. Il reçoit ses élèves dans sa propriété de Tailly. Dar el Beïda a été, pour lui, un lieu riche d'échanges culturels. Il est séduit par le Maroc traditionnel. En 1929, impatient d'opérer en zone insoumise, il rejoint M'zizel, comme commandant du 38e goum. Il est cité à l'ordre de l'armée pour son courage lors du combat de Taguendoust le 13 juillet 1930. Peu après, il est nommé instructeur à Saint-Cyr. En 1933, profitant des vacances, il embarque, à ses frais, sur un Latécoère assurant la liaison Toulouse-Rabat. Court-circuitant le commandant supérieur des troupes du Maroc, il obtient le poste d'adjoint au commandant d'un goum pour l'attaque du Kerdouss à laquelle il participe pendant un mois et se distingue le 11 août au combat d'Aghbadlou. Philippe de Hauteclocque obtient une palme supplémentaire à la croix de guerre des théâtres d'opérations extérieurs. Cet épisode atypique dans la vie d'un lieutenant de l'époque, révèle un meneur d'hommes qui n'hésite pas à monter en première ligne avec ses soldats.