Un héros dans la légende

(Sources : Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin, Mairie de Paris)

Un héros dans la légende.

La renommée de Leclerc s'est construite progressivement. La prise de Koufra, en mars 1941, lui assure la confiance de ses supérieurs, l'estime et le respect de ses soldats et l'admiration des Français, qui ont eu connaissance en France de l'exploit par la BBC. Il a été d'abord pour les Français cette lueur d'espoir du fond de leur " nuit ". La décision de Léon Blum, président du Conseil, de faire appel au vainqueur de Koufra et au libérateur de Paris pour effectuer une mission d'inspection en Indochine, est relatée par Léon Blum dans Le Populaire des 18 et 19 juin 1949 : " Je n'avais jamais rencontré le général Leclerc [...] Marius Moutet m'apportait au milieu de la nuit la nouvelle du massacre d'Hanoï. Je voulus voir aussitôt Leclerc. [...]Je lui demandai de partir aussitôt pour l'Indochine [...] il accepta encore. Le libérateur de Paris aurait été, j'en suis convaincu, le pacificateur de l'Indochine [...] Ce qui frappait en lui, c'était la simplicité, la franchise, la droiture, une sorte de noblesse parfaitement modeste, et ce courage dans le bon sens qui s'égale chez les hommes d'action aux plus hautes qualités de l'esprit. ". Le général de Larminat a dit : " On pouvait en faire indifféremment un gouverneur de la banque de France, un capitaine d'industrie, un ambassadeur, un haut-commissaire de territoire, ou tout autre grand emploi étranger à sa formation ; il assimilait les éléments essentiels de sa fonction, et surtout avait ses subordonnés en main, car il n'était ni faible, ni complaisant, ni aveugle ". Le tandem Leclerc-de Gaulle a joué aussi un rôle important dans l'imaginaire collectif. Il est estimé par toutes les personnalités de droite comme de gauche . Dans le paysage urbain, Leclerc a laissé des marques importantes. Quelle commune n'a pas sa rue ou son avenue Leclerc ? La 2e DB qui a contribué à construire la gloire du général Leclerc, devient le Groupement blindé n°2 de 1948 à 1960, puis la 2e Brigade blindée et la 2e Brigade mécanisée, avant de renaître en 1979 en 2e Division Blindée et se transformer en 2e Brigade blindée le 1er juillet 1999, équipée des chars Leclerc.