Les obsèques et le maréchalat

(Sources : Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin, Mairie de Paris)

Les obsèques et le Maréchalat.

L'annonce de la disparition de Leclerc provoque la stupeur. On ne veut pas croire à la mort de ce général de 45 ans. On refuse d'admettre cette mort accidentelle. La légende commence. D'Oujda (Maroc) à Alger, l'hommage des populations est unanime. Les dépouilles de Leclerc et de ceux qui l'accompagnaient dans l'avion sont embarquées le 4 décembre 1947 sur le croiseur " Emile Bertin ", navire du commandement de Leclerc en Indochine, qui accoste à Toulon le lendemain. Un piquet de fusiliers-marins leur rend les honneurs en présence du fils aîné du Général, le lieutenant Henri Leclerc de Hauteclocque. Le trajet vers la capitale s'effectue en camions en suivant aux abords de Paris l'itinéraire symbolique du libérateur. Le cercueil est transféré à Saint-Louis des Invalides où le général de Gaulle vient s'incliner le soir même. Le 7 décembre, la dépouille du général Leclerc est placée sur l'automoteur Alsace sous l'Arc de Triomphe, flanqué du " Tailly ", char du général, et du " Romilly ", premier blindé entré dans Paris, pour que les Parisiens rendent un dernier hommage à leur libérateur. Le 8 décembre, jour de deuil national, se déroulent à Notre-Dame les obsèques en présence des plus hautes autorités du pays. Le cortège gagne les Invalides où le cercueil est déposé dans le caveau des gouverneurs. Le 26 juin 1952, l'Assemblée nationale vote à l'unanimité le projet de loi autorisant la Gouvernement à conférer à titre posthume la dignité de Maréchal de France au général d'armée Leclerc de Hauteclocque. Le 28 novembre 1952, le président de la République, Vincent Auriol, remet à la maréchale Leclerc de Hauteclocque, le bâton de maréchal de son mari.