Les Campagnes du Fezzan

(Sources : Mémorial Maréchal Leclerc de hauteclocque, Musée Jean Moulin, Mairie de Paris)

Les campagnes du Fezzan

Le déclenchement de l'offensive au Fezzan dépend étroitement de la grande offensive britannique en direction de Tripoli. Or, à la fin de 1941, les Britanniques repoussent les italiens vers Benghazi mais sont arrêtés par la contre-offensive du général Rommel. Il faut attendre l'offensive réussie du général Montgomery, chef de la 8e armée britannique, contre les forces de l'Axe à El Alamein, début novembre 1942, pour que la jonction soit possible. Leclerc décide alors de réaliser des opérations de harcèlement contre l'ennemi, sans s'engager à fond, pour ne pas laisser ses hommes inoccupés. Il lance ses colonnes sur plusieurs axes pour attaquer les postes italiens. Déclenchée le 17 février 1942, la première campagne du Fezzan s'achève le 14 mars. Leclerc y a engagé 500 hommes et 150 véhicules qui ont mené une guérilla motorisée sur un territoire grand comme la France. Les oasis de Tedjeré et Ouaou el-Kébir tombent respectivement les 28 février, 1er et 7 mars. L'opération échoue devant Oum el-Araneb. La présence de deux compagnies italiennes rend la situation difficile d'autant plus que les avions italiens et allemands se montrent très actifs. La saison sèche arrivant, Leclerc ordonne le repli, le 7 mars. Le combat a été éprouvant. Les problèmes logistiques sont considérables. Leclerc profite de cette pause pour renforcer ses moyens en matériels et parfaire l'entraînement de ses hommes. Le 22 décembre 1943, Ouigh el-Kébir est occupé et devient la base d'opérations. Début janvier 1943, les oasis tombent les unes après les autres. Le Fezzan est conquis. Leclerc est à Tripoli le 26 janvier. La fonction avec les Britanniques est faite.